Au programme (non définitif), des airs connus extraits d'opéras, d'opérettes, de comédies musicales ...
- Amour et folie : final des Noces de Figaro (W.A. Mozart)

Les Noces de Figaro, l'opéra emblématique de Wolfgang Amadeus Mozart, est une œuvre où l'amour et la folie s'entrelacent dans un tourbillon de passions et de quiproquos. À travers des personnages hauts en couleur et des situations comiques savamment orchestrées, Mozart nous entraîne dans une exploration légère et vive des relations humaines. La magie de l'amour imprègne l'œuvre, la dynamique de l’amour conduit tous les personnages. Cette comédie musicale a eu un impact considérable sur la culture musicale, grâce à une musique qui a enchanté bien des cœurs depuis des siècles. Le choeur final Amour et folie ... tout finira bien ! résume à lui seul l'ambiance excessive et désordonnée qui règne dans cet opéra.
- Va, pensiero : air des esclaves hébreus extrait de Nabucco (G. Verdi)

« Va, pensiero » : le chant qui donne de l’espoir ! Imaginez un groupe de personnes loin de chez elles, tristes mais pleines de courage. Dans l’opéra Nabucco de Verdi, les Hébreux, exilés à Babylone, chantent Va, pensiero pour se souvenir de leur belle Jérusalem. Même s’ils sont loin, leur cœur reste fort et leur espoir, vivant ! Cette mélodie, à la fois douce et puissante, a traversé les siècles. Elle parle de nostalgie, mais aussi de la force de rêver à un retour meilleur. En Italie, ce chœur est adoré : il rappelle que, même dans les moments difficiles, on peut trouver de la beauté et de l’unité. Alors, quand vous l’écoutez, laissez-vous porter par cette musique qui donne des frissons et du courage ! Et si vous fermez les yeux, vous pouvez presque voir ces esclaves lever la tête, fiers et déterminés.
- Vers tes autels, Jupin, nous accourons joyeux : extrait de La belle Hélène (J. Offenbach)

« Vers tes autels, Jupiter, nous accourons joyeux » est l’un des chœurs les plus célèbres de La Belle Hélène, opéra-bouffe en trois actes composé par Jacques Offenbach sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Créé en 1864 à Paris, cet ouvrage est une parodie des mythes antiques, mêlant humour, satire sociale et musique entraînante. Ce chœur, souvent interprété comme un hymne burlesque, met en scène les prêtres et les fidèles de Jupiter, qui célèbrent avec ferveur et naïveté la puissance du dieu. La mélodie, à la fois pompeuse et légère, illustre parfaitement l’esprit de l’opéra-bouffe : un mélange de grandeur parodique et de légèreté, où la religion antique est traitée avec une ironie délicieuse. L’air est emblématique du style d’Offenbach, maître de l’opérette et de la satire musicale, qui sait jouer avec les codes de l’opéra sérieux pour en faire une comédie pleine de vie et d’esprit.
- Le galop infernal : extrait de Orphée aux enfers (J. Offenbach)

Dans Orphée aux enfers, Jacques Offenbach s’amuse à renverser les codes de la mythologie avec une légèreté irrésistible. Loin du drame antique, les dieux deviennent capricieux, les enfers prennent des airs de fête, et Orphée lui-même n’est plus tout à fait un héros exemplaire. C’est dans ce joyeux chaos que surgit le célèbre « galop infernal », final étourdissant où tout explose en une danse effrénée. Ce morceau, aujourd’hui associé au cancan, incarne parfaitement l’esprit d’Offenbach : vif, irrévérencieux et plein d’humour. Sur scène, les personnages se laissent emporter dans une farandole endiablée, transformant les enfers en véritable bal populaire. Le sérieux disparaît au profit d’une énergie contagieuse, et le public ne peut qu’être entraîné dans cette célébration jubilatoire. Avec ce final éclatant, Offenbach ne conclut pas seulement son opéra : il offre un feu d’artifice musical qui fait des enfers… le lieu le plus joyeux qui soit.