Amplitude, registre, tessiture de voix

Registre-des-voix.jpg Tessiture voix

 

Ambitus, tessiture, registre de voix

L’ambitus doit être soigneusement distingué de la tessiture.

La tessiture désigne les notes qu’un interprète peut réaliser sans effort particulier avec sa voix ; un interprète peut devoir dépasser sa tessiture d’un certain nombre de notes extrêmes — dans l’aigu ou dans le grave — avec lesquelles il est moins à l’aise afin de restituer tout l’ambitus d’un morceau.

De manière plus fondamentale, la tessiture ou le registre sont liés à la hauteur absolue des notes, tandis que l’ambitus n’est qu’un intervalle, une hauteur relative entre la plus grave et la plus aiguë. L’ambitus mesure ainsi, à une transposition près, si une mélodie est chantable pour un interprète donné.

(source : wikipedia)

Comment déterminer son registre de voix ?

Le registre de la voix c’est l’étendue de son échelle vocale, de la note la plus grave à la note la plus aiguë.

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Étendue des principaux registres de voix

Les informations générales qui suivent, concernant les registres (ou étendues) des voix, ont été principalement récupérées sur les sites :

http://www.musimem.com/voix-humaine.htm

http://jaidumalachanter.tk

Pour trouver sa tessiture en 1 mn !

https://www.youtube.com/watch?v=lC2BbUocG_s

Les voix de femmes

Chez les femmes, il existe quatre grandes familles ; chez les enfants, le classement est à peu près le même.

  • La voix de soprano est la plus aigüe des voix féminines et d'enfants et donc, la plus aigüe, toutes familles confondues. Il s'agit d'un type de voix très répandu, aussi bien chez les femmes que chez les enfants. Le soprano est, soit une voix d'enfant (on dit alors voix blanche), soit une voix de femme. On distingue plusieurs types de soprano :
    • léger ou colorature en France : très aigu, agile et virtuose (exemple : Lakmé de Delibes),
    • dramatique ou colorature dans les pays germaniques, ou encore Falcon (du nom d'une cantatrice) : étendu, brillant, vocalisant facilement, au timbre assez épais et souvent inégal (exemple : œuvres de Meyerbeer),
    • lyrique : puissant et brillant (Wagner),
    • léger demi-caractère : moins étendu et plus simple (lieder).

Les sopranos célèbres sont nombreuses. Citons parmi les plus connues Emma Calvé, Nellie Melba, Elisabeth Schwarzkopf, Birgit Nilson, Maria Callas, Teresa Berganza, Montserrat Caballé, Régine Crespin, Barbara Hendricks, Irène Joachim, Victoria de Los Angeles, Mady Mesplé, Jessye Normann, Jane Rhodes, Kiri Te Kanawa.

  • La voix de mezzo-soprano est la voix moyennement aigüe des femmes et des enfants. C’est une voix féminine plus grave que celle de soprano, mais moins limitée dans l'aigu que celle de contralto. Cette voix moyenne permet de tenir des rôles de soprano ou de contralto. Elle est plus commune en France que la vraie voix de soprano et c'est pour elle que la plus grande partie de notre répertoire est écrite. Les rôles de qualité ne manquent pas : Dorabella (Cosi fan tutte, Mozart), Azucema (le Trouvère, Verdi), Cendrillon (Rossini), Carmen (Bizet), Rosine (Le Barbier de Séville, Rossini).

Notre époque est riche en voix de mezzo-sopranos : Janet Baker, Hélène Bouvier, Viorica Cortez, Rita Gorr, Esther Lamandier, Solange Michel, Jocelyne Taillon ....

  • La voix d'alto (on dit aussi contralto) est la voix grave des femmes et des enfants. Ce type de voix est assez rare chez les femmes et encore plus chez les enfants. Le nom de contralto est un terme italien qui traduit le mot français « haute-contre ». Jadis le haute-contre était la voix d'homme la plus aigüe. De nos jours c'est devenu la voix grave féminine, bien qu'il existe encore quelques hautes-contre masculins. Le répertoire le mieux adapté pour le contralto est le lied romantique qui met bien en valeur le coté émotionnel de ce timbre de voix. Brahms en a tiré également parti dans sa célèbre Rhapsodie pour contralto. La plus connue des contraltos est sans conteste Kathleen Ferrier (1912-1953).

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Les voix d’hommes

Chez les hommes, il existe quatre grandes familles. La castration, couramment pratiquée à la période baroque, surtout en Italie, est abandonnée depuis le début du XIXe siècle, en conséquence de quoi, les emplois de castrats sont de nos jours habituellement distribués aux mezzo-sopranos ou aux contreténors.

  • La voix de contreténor, ou « contralto masculin », est une voix masculine utilisant la technique de la voix de fausset, ou falsetto, dans des répertoires spécifiques. L'étendue de ce type de voix correspond plus ou moins à celle du contralto féminin, mais le timbre en est différent.

Dans le répertoire baroque français, on appelle haute-contre un type de ténor à la voix particulièrement élevée, dont l'ambitus rejoint presque celui du contreténor. De nos jours, les termes de « haute-contre » et de « contreténor » sont fréquemment confondus ; cependant, si l'étendue de ces deux types vocaux se rejoint bien souvent, leurs techniques vocales respectives sont différentes. Actuellement son répertoire est devenu assez rare, mais on le retrouve dans certains opéras, de Rimsky-Korsakov notamment. C'est Alfred Deller (1912-1979), célèbre haute-contre anglais, qui a remis à l'honneur ce timbre de voix.

  • La voix de ténor est la voix la plus aigüe des hommes chantant en voix de poitrine, après le haute-contre, appelée autrefois "taille". C'est le type de voix qui porte le mieux. L'âge classique lui a confié le récit de l’évangéliste dans les Passions, et l'opéra romantique lui a fait incarner le héros. On distingue plusieurs types de ténor :
    • léger : voix claire et aigüe (Tito Schipa),
    • lyrique : puissant et mordant (Caruso),
    • dramatique, ou fort-ténor, ou heldentenor, ou ténor wagnérien, ou ténor noble : large et très puissant (Del Monaco)
    • on peut encore mentionner le ténor Trial (du nom d'un chanteur), qui excelle dans les rôles comiques et le ténor vaillant qui, lui, excelle dans la bravoure.

Le répertoire pour ténor est fort riche : Don Ottavio (Don Giovanni, Mozart), Tamino (La Flûte enchantée, Mozart), Tristan (Tristan et Isolde, Wagner), Le duc de Mantoue (Rigoletto, Verdi), Alfredo (La Traviata, Verdi), Othello (Verdi) ... et les ténors célèbres sont nombreux : Enrico Caruso, Mario Del Monaco, Louis Devos, Placido Domingo, Helmut Krebs, Luciano Pavarotti, Tito Schipa, Peter Schreier, Michel Sénéchal, Georges Thill ...

 

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  • La voix de baryton est la voix masculine intermédiaire entre le ténor et la basse. Il s'agit d'un type de voix très répandu. C'est une fort belle voix puisqu'elle a le brio et la délicatesse du ténor dans l'ornement, et la puissance et la profondeur de la basse. C'est surtout à compter du XIXe siècle que cette voix s'imposa avec notamment des opéras de Verdi. Les grands rôles de baryton sont d'ailleurs de très grands rôles : Don Giovanni (Mozart), Rigoletto et Falstaff (Verdi), Figaro (Les noces de Figaro, Mozart, et le Barbier de Séville, Rossini), Iago (Otello, Verdi) pour ne citer que les plus connus. Les barytons ont parfois la possibilité d'interpréter des rôles destinés primitivement aux ténors ou aux basses.

Il existe divers types de baryton :

  • baryton Martin ou ténorisant (rôle de Pelléas),
  • baryton lyrique (rôle de Wolfram),
  • baryton héroïque ou grand baryton (rôle de Rigoletto),
  • baryton brillant ou Spiel-baryton (rôle de Figaro).

Parmi ces voix remarquables citons celles de Dietrich Fischer-Dieskau, Tito Gobbi, Georges London, Charles Panzéra, Camille Mauranne, Gérard Souzay, José Van Dam, Feodorr Chaliapine, Philippe Huttenlocher...

  • La voix de basse est la voix masculine la plus grave, et donc la plus grave, toutes familles confondues. Selon sa tessiture, elle se divise en plusieurs types :
  • basse noble, ou basse profonde, ou basse contre : la plus grave,
  • basse bouffe : plus souple,
  • basse chantante : moins grave,
  • basse taille, ou basse baryton : proche de la voix de baryton.

De grands rôles de basse ont été créés dans le répertoire lyrique : Mephisto (Faust, Gounod), Boris Godounov (Moussorgski), Philippe II (Don Carlos, Verdi), Wotan (l'Anneau du Nibelung, Wagner). D'une façon générale ce sont les pays de l'est qui ont le plus souvent brillé dans cette catégorie (voyez par exemple les Choeurs de l'Armée rouge) avec des basses telles que Nicolaï Ghiaurov, Alexandre Kipnis, Ivan Petrov et Boris Christoff, mais il existe aussi de très bonnes basses en Europe de l'ouest et notamment en France avec Jacques Mars, Paul Cabanel, Xavier Depraz ou encore André Pernet.